jeudi 15 janvier 2026

Dhal aux deux haricots / Red & White Beans Dhal


Si je ne réalise pas forcément beaucoup de challenges culinaires, je me suis laissé tenté par cette nouvelle édition de la Foodista Challenge, jeu culinaire lancé par Stéphanie du blog Cuisine moi un mouton qui réunit chaque mois blogueurs ou non autour d’un thème imposé par la marraine ou le parrain désigné le mois précédent. Pour cette édition - avec comme marraine Marion du blog "Marmotte cuisine... tradi!" - le thème était les Légumineuses réconfortantes, des ingrédients que j'utilise énormément en cuisine. Produits accessibles et savoureux, je les prépare sous toutes les formes, en ragoût, en soupe, en gratin, mais aussi en purée, comme le houmous roquefort-citron vert qui m'avait inspiré mon dernier challenge Foodista. 
 

Liste des participants

  1. Irisa du blog Cuisine et Couleurs
  2. Mascha du blog La cuisine de Mascha
  3. Maïté du blog Passeport pour la cuisine
  4. Laurence du blog Plaisir et Équilibre
  5. Zika du blog Cuisine Bonoîse de Zika
  6. Martine du blog Kilomètre-0
  7. Delphine du blog Oh, la gourmande
  8. Jackie du blog La Cuisine de Jackie
  9. Romain du blog The Food Trotter
  10. Michèle du blog Croquant Fondant Gourmand
  11. Isabelle du blog La cuisine d’ici et d’ISCA
  12. Nathalie du blog Les Food’Amour
  13. Vanessa du blog Popote de petit_bohnium
  14. Viviane du blog Quoi Qu’on Mange ?
  15. Marion du blog Marmotte cuisine… tradi !

La liste des précédentes éditions :
Steph de Cuisine moi un mouton: Cupcakes & muffins, Lucie de Goulucieusement : Goûter d’automne, Aude de Contes et Délices : Le Brunch, Julia de Les Cookines : Les recettes cosy de Scandinavie, Anaïs de Lemon and Sardine : Un zeste de Méditerranée, Nath de Pourquoi je grossis : Petits délices… pour grands gourmands, Gordana des Recettes à gogo :Préparons nos picnics de printemps, Audrey de Cooking n co : Saveurs d’Asie, Adeline de Cook’N Blog : Et si on se rafraîchissait avec des glaces, Margaux de Verveine citron : La tarte aux fruits, Gwen de Tisser Pâtisser: La Vanille en veux-tu en voilà, Cyrielle de Cyrielle Gourmandise : Autour d’un Tea Time, Maeva de Cook a life ! by Maeva: Et si on en rajoutait une couche ?, Valérie de I love cakes : La magie de Noël, Déborah de Maman pâtisse : La dolce vita, Gabrielle de Petite Cuillère et Charentaise : Flower Power, Elise de And so we cook : Cuisine Libanaise, Anne Laure de Nietzsche paillettes et sac main : C’est du tout cru!, Angelique de Angel’s Recettes : L’inde s’habille de rose, Sarah-Eden de sLes Trois Madeleines : Pin-up your day, Émilie de Émilie Sweetness : Les petits plats dans les grands, Didoo de Deviously Sweet Pâtisserie : Back to School, Gourmand et bio de Gourmand et Bio : Fête-Campagne pour le melon !, Papa Rico de Chez Papa Rico : L’Italie sans fromage, Sandra de Encore un gâteau : Desserts de Fêtes, Aurélia de Les Gourmandises de Ya : Ça va Bûcher !, Steve de Mon Carnet Café : L’œuf, star dans tous ses états, Valérie de1,2,3…Dégustez ! : La ronde des poivres, Hélène de Keskonmangemaman : It’s my cup of tea, Stéphanie de Fil et Croq : Saveur Mojito Lina de le chaud patate : La fumée dans l’assiette, Marie deUnited Colours of Macarons: Cuisinons avec notre âme d’enfant, Virginie de Tea Time & Delicatessen: Roule ma poule, Bénédicte de Douceurs Maison : Tartine Moi, Cindy de Comme une envie de douceur : Et si on cuisinait les restes ?, Lilie deLa Cuisine Maison, Et Pourquoi pas Moi? : Les courges sont à la fête, Sarah de play with food : Ce soir, c’est devant la télé !, Sabrina de Sab’n’Pepper : Destination Soleil !, Cécile de Ma Cuisine Bleu Combava : Le Tour du Monde des Petits Déjeuners !, Patou de Karibo Sakafo : Régalons-nous le long de la route de la soie !, Carole de Ramène La Popotte ! : Détournons l’apéro, Laurent de Lau en cuisine : Spéculoosez-moi un dessert !, Hélène de Keskonmangemaman : Holdays on ice, Lova de Grainedefaimkely : Mi-figue mi-raisin, Sylvie de la table de Clara : La cuisine s’habille en orange pour Halloween, Daniela de Quelque part en Provence : Autour de la verrine, Delphine deOh la Gourmande : Les Gratins, Hélène de Keskonmangemaman ? :Mardi gras, Natalia de Sucreetepices : Joyeux anniversaire!, Assia de Gourmandiseassia: Verrine printanière, Ponpon de La cuisine de Ponpon : Ramène ta fraise!, Guy de guy59600 : Le chocolat, Michelle de Plaisirs de la maison : L’abricot version salé ou sucré, Martine de Kilomètre 0 : Les gâteaux du matin, Michèle de Croquant Fondant Gourmand : Et Patati et Patata… la pâte dans tous ses états, Christèle de La cuisine de poupoule : Fêtons l’automne dans nos assiette, Catalina de Le blog de Cata : Les conserves maison au goût du jour, Sophie de La Tendresse en cuisine : Les recettes de base et coups de patte, Patty du blog veganvert : Recettes classiques déclinées en version 100% végétale, Jackie du blog Jackie cuisine : Quand je dis citron, c’est aussi le citron vert, le yuzu, le citron caviar, le combava, le citron, bergamote, Coco de Nice du blog Cuisine en folie : Les crêpes et tout ce qui saute dans la poêle, Fabienne du blog Famoh : Rester gourmand pendant le confinement !, Sofia du blog Plume & Prose : Invitation aux délices des Mille & Une Nuits, Meriem du blog La Casbah des Délice : Vamos a la playa, Loubna du blog Cuisine Test : Restez gourmand sans sucre raffiné, Charlotte du blog Les recettes de la débrouille : La courgette, Christelle du blog Toque de choc : Les bentos la rentrée en bonne santé, Élodie du blog La cuisine d’une Toquée : Cookies à manger sous le plaid, Christine du blog Pause-Nature : Quand les légumes s’invitent au dessert, Viviane du blog Quoi qu’on mange ? : Le riz au lait, dessert ‘doudou’ qui nous plait !,Laurence du blog Plaisir et Équilibre : Voyage au travers de la cuisine, Marion du blog Marmotte cuisine… veggie !: Décore moi une tourteFlo du blog Flo en Cuisine : Une recette anti gaspi, Hélène du blog Keskonmangemaman : Une recette anti gaspi, Dyen du blog Dyen’s Kitchen : Les agrumes, Patricia du blog Karibo Sakafo : Découvrons les spécialités régionales!, Cindy du blog Comme une envie de douceur : Le sucré devient salé et le salé devient sucré, Soulef du blog Amour de cuisine : Du citron à la citrouille, Sylvie de La table de Clara : Préparons les fêtes avec le chocolat, Elodie de Gourmandises d Elo avec : A vos pâtes levées, prêts, briochez !, Jackie du blog La cuisine de Jackie : Le lait de coco, Samar du blog Mes Inspirations Culinaires: Let’s Brunch, Isabelle du blog La cuisine d’ici et d’Isca : les terrines, Liliane du blog La cuisine de Lilly: Les charlottes, Viviane du blog Quoi qu’on mange ?: Le risotto, généreux et tellement gourmand !, Laurence du blog Plaisir et Equilibre : Survivre aux grandes chaleurs !, Giulia du blog Un déjeuner en Provence : La Pasta comme en Italie, Liliane de La cuisine de Lilly : L’automne, Chantal du blog Un grain de sable ou de sel : Soupes, potages, velouté, Michelle Plaisir de la maison : La pâte feuilletée en fête, Nathalie du blog Cuisine pour Voozenoo : Votre recette de Noël, Vanessa du blog La popote du Petit Bohnium : La montagne ça vous gagne !, Viviane du blog Quoi qu’on mange ?: : Soirée Gaufres, Line du blog Line Lisbonne et Cie : Raconte-moi de jolies salades, Jenny du blog Marron Chantilly : La chasse aux œufs, Ewa du blog Les horizons d’Ewa : Ne pédalons plus dans la semoule, sublimons là !!! Viviane du blog Quoi qu’on mange ?. Le crumble star de l’été . la cuisine des pays de l’est d’Isabelle du blog la cuisine d’ici et d’Isca. Lilly du blog La petite cuisine de Lilly: J’ai la patate. Irisa du blog CUISINE ET COULEURS : oh! la boulette. Annyvonne du blog Les délices de Thithoad: La Cuisine de nos Grands-mères”. Vanessa du blog La popote du Petit Bohnium : Noël petit budget ! Alicia du blog Bal des saveurs: Hiver Blanc, Vanessa de baking with nessa : Vivons d’amour et de pizza flo en cuisine : les cake pop’s Dominique: La tarte dans tous ses états Alicia de Bal des saveurs : Fêtes des mamans. Jackie, jackiecuisine.com : les petits pois. Isabelle du blog La cuisine d’ici et d’Isca : Les piments, les poivrons & le paprika. Jackie du blog La cuisine de Jackie : Le melon.Marion du blog Marmotte cuisine… dilettante!: L’été joue les Prolongations!Nessa du blog Baking with Nessa: Halloween.Catalina du blog Le Blog de Cata : Courges en Folie: Que la meilleure Citrouille Gagne! Christine du blog Pause Nature : Les amuses bouches sucrés ou salésViviane du blog Quoi Qu’on Mange ? : En Habit de Pâte Feuilletée galette, tourte, pâté en croûte, chausson…Michèle du blog Croquant Fondant Gourmand : Poissons, fruits de mer ou crustacés. Coco de Nice du blog Cuisine en Folie : Tartinades salées ou sucrées,  Jackie du blog La cuisine de Jackie : Les Abricots, Viviane du blog Quoi qu’on mange ? : Quoi qu’on mange alors ?? Une bêêêêêlle tartine !!, Laurence du blog Plaisir et Equilibre : Revisitons l’île flottante ! Maïté du blog Passeport pour la cuisine : Mezzes au citron, Irisa du blog Cuisine et Couleurs : Les pommes de terre farcies 
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Pour ce challenge j'ai donc décidé d'opter non pas pour un, ni deux, mais trois légumineuses. Si les haricots blancs étaient l'une des ingrédients obligatoires de ce concours, je les ai complétés avec des haricots rouges dont j'aime la légèrement fermeté et bien sur des lentilles corail. On parle d'un dhal après tout. J'adore la manière dont les lentilles corail se transforment progressivement en purée et donne au dhal tout son crémeux. Pour cette recette je reste vague sur la qualité de piment, mettez en un peu, beaucoup ou pas du tout, frais ou sec, entier ou en flocons. Comme vous préférez. Ce plat est assez copieux pour servir quatre personnes, mais pour les gros appétits on peut compléter le tout avec du riz et des naans. Pour 4 personnes.

Ingrédients 

- 400 g de haricots blancs en conserve (non égouttés)
- 400 g de haricots rouges en conserve (non égouttés)
- 200 g de pulpe de tomate
- 150 g de lentilles corail
- 1 gros oignon, haché
- 2 gousses d'ail, émincées
- 1 morceau de gingembre, émincé
- 1 cuil à soupe d'huile végétale
- 1 cuil à soupe de curcuma moulu
- 1 cuil à soupe de graines de coriandre
- 1 cuil à soupe de graines de fenouil
- 1 cuil à soupe de cumin moulu
- 1 cuil à café de cannelle moulue
- 1 cuil à café de sucre
- Piment (frais ou en poudre)
- Coriandre
- Sel, poivre. 

1 - Dans une sauteuse faire torréfier les graines de coriandre et de fenouil à feu vif jusqu'à ce qu'elles soient légèrement dorées. Réserver puis réduire en poudre au mixeur ou au mortier. Dans la sauteuse faire chauffer l'huile à feu moyen vif et faire colorer l'oignon, l'ail et le gingembre jusqu'à ce qu'ils soient légèrement caramélisées. Ajouter les épices (avec ou sans piment selon vos goûts) puis la purée de tomate et le sucre, laisser infuser 1-2 min en mélangeant. 

2 - Déglacer avec une verre d'eau (environ 20 cl) puis incorporer les lentilles corail et les haricots avec leur eau. Saler, poivrer, couvrir et laisser mijoter à feu doux jusqu'à ce que je les lentilles soient bien fondantes. Servir avec un peu de coriandre ciselée, seul ou avec du riz basmati. 
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For this new Foodista Challenge, I decided to go with not one, not two, but three legumes. While white beans were one of the mandatory ingredients for this competition, I complemented them with red beans, which I like for their slight firmness, and of course red lentils. This is a dhal, after all. I love the way the red lentils gradually turn into a purée and give the dhal its creamy texture. For this recipe, I'm being vague about the type of chilli to use. Add a little, a lot or none at all, fresh or dried, whole or flaked. Whatever you prefer. This dish is enough to serve four people, but for big appetites, you can add rice and naan bread. Serves 4.

Ingredients

- 400 g canned white beans (undrain)
- 400 g canned red beans (undrain)
- 200 g tomato pulp
- 150 g red lentils
- 1 large onion, chopped
- 2 cloves of garlic, finely chopped
- 1 piece ginger, finely chopped
- 1 tablespoon vegetable oil
- 1 tablespoon ground turmeric
- 1 tablespoon coriander seeds
- 1 tablespoon fennel seeds
- 1 tablespoon ground cumin
- 1 teaspoon ground cinnamon
- 1 teaspoon sugar
- Chilli (fresh or powdered)
- Coriander 
- Salt, pepper. 

1 - In a frying pan, roast the coriander and fennel seeds over high heat until they are lightly browned. Set aside and then grind into a powder using a blender or mortar and pestle. Heat the oil in the frying pan over medium-high heat and brown the onion, garlic and ginger until lightly caramelised. Add the spices (with or without chilli pepper, according to taste), then the tomato purée and sugar. Leave to infuse for 1-2 minutes, stirring continuously. 

2 - Deglaze with a glass of water (about 20 cl / 1 cup), then add the red lentils and beans with their water. Season with salt and pepper, cover and simmer over low heat until the lentils are tender. Serve with a little chopped coriander, on its own or with basmati rice. 




Photo - Alcazaba de Malaga, Espagne / Malaga Alcazaba, Spain.

lundi 5 janvier 2026

Jardins de la Riviera ligure, Vintimille & Sanremo / The Gardens of Italian Riviera, Ventimiglia & Sanremo

Après des fêtes de fin d'année riches en gourmandise, je voulais vous apporter un peu de chaleur en vous amenant dans un coin d'Italie où l'hiver ne semble jamais vraiment s'installer, la Riviera ligure. Grâce à un climat incroyablement doux avec des étés relativement tempérés et des hivers juste frais cette région - à l'instar de la Côte d'Azur - offre des jardins exotiques incroyables sous une telle latitude. On y découvre ainsi des essences rares originaires d'Australie, du Brésil, d'Afrique du Sud ou du Mexique qui prospèrent dans ces jardins d'exception. En réalité cet article de début d'année est un medley de deux visites que j'ai réalisé cette année et l'année dernière. En effet j'avais eu la chance de découvrir deux jardins exceptionnels de la Riviera ligure mais malheureusement la météo n'avait pas été au beau fixe pendant une partie de mon séjour et j'étais resté ma faim lors de ma visite du Jardin Hanbury, que j'avais découvert sous un ciel très gris et morose qui ne mettait pas en valeur la beauté de la végétation. J'ai donc décidé d'y retourner cette année, mais sous le soleil cette fois-ci! Situé à Vintimille, à seulement deux pas de Menton, ce jardin est l'un des plus spectaculaires d'Italie avec ses terrasses de pierres, couvertes d'une végétation exotique luxuriante. Situé au Cap Mortola, le parc s'étend depuis une corniche à environ 100 m d'altitude jusqu'à la mer en contrebas et présente pas moins de 7000 espèces de plantes. / After the festive season with all its delicious treats, I wanted to bring you some warmth by taking you to a corner of Italy where winter never really seems to set in: the Ligurian Riviera. Thanks to an incredibly mild climate with relatively temperate summers and cool winters, this region – like the French Riviera – boasts exotic gardens that are incredible for this latitude. Here you can discover rare species from Australia, Brazil, South Africa and Mexico that thrive in these exceptional gardens. In fact, this article at the start of the year is a medley of two visits I made this year and a year ago. I was lucky enough to discover two exceptional gardens on the Ligurian Riviera, but unfortunately the weather was not great during part of my stay and I was left wanting more during my visit to the Hanbury Gardens, which I discovered under a very grey and gloomy sky that did not do justice to the beauty of the vegetation. So I decided to go back this year, but this time in the sunshine! Located in Ventimiglia, just a stone's throw from Menton, this garden is one of the most spectacular in Italy with its stone terraces covered in lush exotic vegetation. Located at Cap Mortola, the park stretches from a cliff about 100 metres above sea level down to the sea below and features no fewer than 7,000 species of plants.





























En 1867, Thomas Hanbury, un négociant anglais ayant fait fortune aux Indes et en Chine dans le commerce des épices, du thé et de la soie, est à la recherche d'une résidence loin des pluvieux hivers britanniques. Après avoir parcouru le sud de la France et la côte ligure, il découvre le Cap Mortola et décide de racheter un terrain de quelques 18 hectares à flanc de colline. Sous les conseils de son frère Daniel, féru de botanique, il décide de faire créer un jardin exotique. Pour se faire, il s'associe au botaniste allemand Ludwig Winter. Ce dernier alors installé dans la région eu un impact considérable avec l'introduction de plantes tropicales et la conception de jardins exotiques dans toute la Riviera ligure et dans une moindre mesure sur la Côte d’Azur. En 1875, Daniel Hanbury meurt mais Thomas veut poursuivre le travail de son frère et le jardin devient un lieu paradisiaque avec des collections qui s'enrichissent d'années en années. / In 1867, Thomas Hanbury, an English merchant who had made his fortune in India and China trading in spices, tea and silk, was looking for a home away from the rainy British winters. After travelling around the south of France and the Ligurian coast, he discovered Cap Mortola and decided to buy an 18-hectares plot of land on the hillside. On the advice of his brother Daniel, a botanical enthusiast, he decided to create an exotic garden. To achieve this, he joined forces with German botanist Ludwig Winter. Winter, who was based in the region at the time, had a considerable impact with the introduction of tropical plants and the design of exotic gardens throughout the Ligurian Riviera and, to a lesser extent, on the French Riviera. In 1875, Daniel Hanbury died, but Thomas wanted to continue his brother's legacy, and the garden became a paradise with collections that grew year after year.

























Thomas Hanbury meurt en 1907 et c'est son fils Cecil qui hérite de la propriété. Peu après, la Première Guerre mondiale éclate et le jardin est délaissé. Si  après la guerre l'épouse de Cecil, Lady Dorothy s'investit personnellement pour faire entretenir les lieux, durant la Seconde Guerre mondiale, le jardin est dévasté par les bombardements, le passage des troupes et le vandalisme. N'ayant plus les moyens financiers d'entretenir le domaine, Lady Dorothy le vend à l'État italien en 1960 en s'assurant de son inaliénabilité. Depuis 1983 le jardin est sous le contrôle de l'université de Gênes. Les cendres de Thomas Hanbury, de son épouse et de Lady Dorothy reposent dans un mausolée néo-mauresque, construit au milieu du jardin. Sur les 18 hectares que compte le jardin, neuf sont occupés par des espèces méditerranéennes et les neuf autres par des espèces exotiques. On peut ainsi y admirer une grande variété de succulentes et de palmiers, des cycas d'Extrême-Orient, une abondance de plantes grimpantes et autres essences rares de quatre coins du monde. / Thomas Hanbury died in 1907 and his son Cecil inherited the property. Shortly afterwards, the First World War broke out and the garden was neglected. Although Cecil's wife, Lady Dorothy, took a personal interest in the upkeep of the grounds after the war. During the Second World War, the garden was devastated by bombing, troops and vandalism. No longer able to afford to maintain the estate, Lady Dorothy sold it to the Italian State in 1960, ensuring that it would remain inalienable. Since 1983, the garden has been under the control of the University of Genoa. The ashes of Thomas Hanbury, his wife and Lady Dorothy lie in a neo-Moorish mausoleum built in the middle of the garden. Of the 18 hectares of the garden, nine are occupied by Mediterranean species and the other nine by tropical species. These include a wide variety of succulents and palms, cycads from the Far East, an abundance of climbing plants and other rare species from all over the world. 


























On continue notre visite à Bordighera. Cette bourgade de 10 000 habitants possède ce charme typique des villes de la Riviera ligure avec ces belles maisons aux couleurs chaudes, ses palmiers omniprésents et ses longues plages de galets. Le nom de la ville apparaît pour la première fois en 1296, dans une bulle du pape Boniface VIII même si la région est peuplée de longue date et économiquement prospère sous l'Empire romain grâce à son position stratégique. Abandonnée et repeuplée à plusieurs reprises au Moyen-Âge, notamment à cause des raides de pirates barbaresques, le petit village devint une ville fortifiée dès le milieu du XVIe siècle. Mais l’âge d’or de la ville sera incontestablement le XIXe siècle, avec la construction de la ville basse et l’arrivée des Anglais. L’intérêt des Britanniques pour Bordighera aurait commencé après la diffusion du roman de Giovanni Ruffini, Il Dottore Antonio, qui avait été publié en 1855 à Édimbourg. C'est dans la vieille ville, perchée en hauteur que nous commençons notre balade entre ses ruelles étroites et ses petits restaurants charmants. / We continue our visit to Bordighera. This little town of 10,000 inhabitants has the typical charm of the Ligurian Riviera, with its beautiful warm-colored houses, its ever-present palm trees and its long pebble beaches. The name of the town first appears in 1296, in a papal bull issued by Pope Boniface VIII, even though the region has long been populated and was economically prosperous under the Roman Empire thanks to its strategic position. Abandoned and repopulated several times during the Middle Ages, notably due to raids by Barbary pirates, the small village became a fortified town in the mid-16th century. But the town's golden age was undoubtedly the 19th century, with the construction of the lower town and the arrival of the English. British interest in Bordighera began after the publication of Giovanni Ruffini's novel Il Dottore Antonio in Edinburgh in 1855. We begin our walk in the old town, perched high above the sea, with its narrow streets and charming little restaurants. 






























On descend doucement vers la basse ville pour flâner au bord de mer. En juillet 1947, Bordighera fut visitée par la première dame d'Argentine, Eva Perón et, en mémoire de cette visite, la promenade fut appelée Lungomare Argentina. Avec ses 2 300 m elle est la promenade piétonnière la plus longue de la Riviera. Locaux comme touristes viennent s'y détendre et profiter de ses nombreux restaurants, à l'ombre des araucarias. Nous restons à Bordighera pour notre seconde visite placée sous le signe de la botanique. Spécialisé dans les cactus et les plantes succulentes, Jardin exotique Pallanca ou Giardino esotico Pallanca possède une des plus riches collections d'Italie de ces végétaux si parfaitement adaptés à ces terrains escarpés et rocheux, baignés de soleil. L'histoire de ce jardin commence en 1861 avec Giacomo Pallanca, issu d'une famille d'oléiculteurs qui se retire des affaires familiales pour rejoindre le botaniste Ludwig Winter. Marchant dans les pas de son père Giacomo, Bartolomeo Pallanca crée en 1910 une pépinière de plantes ornementales et de fleurs, spécialisée dans les succulentes. Rapidement, le Jardin Pallanca devient une référence internationale et se distingue dans le domaine des cactus et obtient de nombreux prix alors que chaque année les collections s'enrichissent grâce à des spécimens ramenés du monde entier. Depuis 1989 grâce à la volonté de Barth, fils de Giacomo et petit-fils de Bartolomeo, le jardin est ouvert au public, tout en conservant son activité de pépinière. / We slowly descend towards the lower town to stroll along the seafront. In July 1947, Bordighera was visited by Argentina's first lady, Eva Perón, and in memory of this visit, the promenade was named Lungomare Argentina. At 2,300 metres, it is the longest pedestrian promenade on the Riviera. Locals and tourists alike come here to relax and enjoy its many restaurants in the shade of the araucaria trees. We remain in Bordighera for our second visit, which is dedicated to botany. Specialising in cacti and succulents, the Pallanca Exotic Garden or Giardino esotico Pallanca has one of Italy's richest collections of these plants, which are so perfectly suited to these steep, rocky, sun-drenched terrains. The history of this garden began in 1861 with Giacomo Pallanca, the son of a family of olive growers who retired from the family business to join the botanist Ludwig Winter. Following in the footsteps of his father Giacomo, Bartolomeo Pallanca set up an ornamental plant and flower nursery in 1910, specialising in succulents. The Jardin Pallanca quickly became an international benchmark, distinguishing itself in the field of cacti and winning numerous awards, while every year the collections were enriched by specimens brought in from all over the world. Since 1989, thanks to the efforts of Barth, Giacomo's son and Bartolomeo's grandson, the garden has been open to the public, while maintaining its nursery activity.



























Le jardin, qui s'étend sur 10 000 m², serpente à travers les rochers de grès, les dernières pentes du Monte Nero qui domine Bordighera. Escaliers et terrasses ont été creusés dans la pierre ocre, donnant à la collection des allures de rocaille, alternant des espaces ombragés, des serres de cultures des massifs plus ou moins denses de plantes succulentes diverses, le tout avec une vue imprenable sur la mer et la baie. On retrouvera ainsi des spécimens particulièrement imposants et ramenés pendant des décennies par les quatre générations de jardiniers qui se sont succédés dans ce lieu magique. Citons par exemple un copiapoa du Chili vieux de plus de 300 ans, sans oublier bien sûr les yuccas et les agaves aux feuilles acérées, les figuiers de Barbarie en forme de raquettes, les saguaros géants en forme de cierge, les aloès aux délicates fleurs orangées, les aeonium avec leurs rosettes de feuilles charnues ou encore les pachypodium aux troncs épineux. Hormis les plantes succulentes, d'autres essences prospères ici dont plusieurs espèces de palmiers, des bougainvillées, des oiseaux de paradis et autres philodendrons qui grimpent le long des murs. / The garden, which extends over 10,000 sqm, winds its way through the sandstone rocks on the last slopes of Monte Nero overlooking Bordighera. Staircases and terraces have been carved out of the ochre stone, giving the collection a rock garden feel, alternating between shady areas, greenhouses and more or less dense beds of various succulent plants, all with an uninterrupted view of the sea and the bay. You'll find some particularly imposing specimens, brought back over the decades by the four generations of gardeners who have succeeded one another in this magical place. These include a Chilean copiapoa that is over 300 years old, as well as sharp-leafed yuccas and agaves, racket-shaped prickly pears, giant candle-shaped saguaros, aloes with their delicate orange flowers, aeoniums with their rosettes of fleshy leaves and thorny-trunked pachypodiums. As well as succulents, other species thrive here, including several species of palm, bougainvillea, birds of paradise and philodendrons that climb all over the walls.






















Le site très escarpé se découpent en plusieurs niveaux avec à chaque coin de rocaille de nouvelles espèces curieuses à découvrir. On peut même en profiter pour lézarder un peu au soleil sur la terrasse principale et profiter de la mer qui s'étire en contrebas. Si le jardin se veut en partie ornemental, il reste avant tout une pépinière dotée de nombreuses serres et d'une agence de paysagisme où cactus et autres plantes succulentes sont directement intégrés dans des projets aux quatre coins de l'Europe. Nous reprenons la route plus à l'est pour profiter - sous le soleil - de Sanremo. Quatrième ville de la région avec ses 55 000 habitants, elle est connue notamment pour son Festival de la chanson italienne et pour son rallye automobile. Chaque année son Corso Fiorito, un défilé de chars couverts de fleurs, attire de nombreux visiteurs. La ville ne porte pas le nom de "Cité des fleurs" pour rien! Tout comme Bordighera, la ville prospérera durant la période romaine pour sa position le long de la Via Julia Augusta reliant Rome à l'actuelle Provence. Régulièrement pillée par les Sarrasins, elle sera absorbée par la République de Gênes à partir du XIVe siècle et le restera jusqu'en 1794 avant de passer sous le giron français pendant les guerres napoléoniennes. Dès 1814 Sanremo est intégrée au Royaume de Piémont-Sardaigne. / The very steep site is divided into several levels, with new and curious species to discover at every rocky corner. You can even sunbathe on the main terrace and enjoy the sea below. Although the garden is partly ornamental, it is above all a nursery with numerous greenhouses and a landscaping agency where cacti and other succulent plants are directly integrated into projects all over Europe. We head back east to enjoy Sanremo in the sunshine. The fourth-largest town in the region, with a population of 55,000, Sanremo is famous for its Italian Song Festival and its car rally. Every year, its Corso Fiorito, a parade of flower-covered floats, attracts large numbers of visitors. The town isn't called the ‘City of Flowers’ for nothing! Like Bordighera, the town prospered during the Roman period thanks to its position along the Via Julia Augusta linking Rome to present-day Provence. Regularly plundered by the Saracens, it was absorbed by the Republic of Genoa from the 14th century onwards and remained so until 1794, when it came under French control during the Napoleonic Wars. In 1814, Sanremo became part of the Kingdom of Piedmont-Sardinia. 




















La ville connaît son âge d'or à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1864, la tsarine Maria Aleksandrovna choisit pour la première fois de passer l'hiver à Sanremo, ce qui ouvrit la route au tourisme élitiste des nobles russes. Plus tard, c'est au tour de l'impératrice d'Autriche Élisabeth de Wittelsbach, mieux connue sous le nom de Sissi d'y résider à plusieurs reprises. C'est lors de cette période que les magnifiques édifices de la ville sont construits, principalement selon le style Art nouveau, pour l'aristocratie européenne qui s'installa de façon semi-permanente dans la ville. Toujours à la fin du XIXe siècle, la ville passe de l'agriculture des agrumes à la culture des fleurs. L'aristocratie russe est probablement la communauté qui laissa l'emprunte la plus durable à Sanremo. Déjà nombreux à l'aube du XXe siècle, leur nombre ne fit qu'exploser avec la Révolution russe de 1917. En parallèle les résidents russes déjà présents ne possédant pas de lieu de culte, ils décidèrent faire construire une église orthodoxe. La première pierre de l'édifice sera posée en 1912 et sera le fruit de l'architecte Alexeï Chtchoussev, bien que celui-ci ne se rendit jamais à San Remo en personne. Le projet final est dû à l'ingénieur local Pietro Agosti. Ce superbe édifice de style néo-russe est largement inspiré des églises russes du XVIe siècle comme la Cathédrale Saint-Basile de Moscou. On serpente dans les longs boulevards de la basse ville pour grimper dans le quartier ancien de "la Pigna". / The town's golden age began in the second half of the 19th century. In 1864, Tsarina Maria Aleksandrovna chose to spend the winter in Sanremo for the first time, opening the way for elitist tourism by Russian nobility. Later, it was the turn of the Austrian Empress Elisabeth of Wittelsbach, better known as Sissi, to take up residence here on several occasions. It was during this period that the city's magnificent buildings were constructed, mainly in the Art Nouveau style, for the European aristocracy who settled in the city on a semi-permanent basis. Also at the end of the 19th century, the town switched from citrus fruit farming to flower growing. The Russian aristocracy is probably the community that left the most lasting imprint on Sanremo. Already numerous at the dawn of the 20th century, their numbers only exploded with the Russian Revolution of 1917. At the same time, the existing Russian residents had no place to worship, so they decided to build an Orthodox church. The foundation stone was laid in 1912 by the architect Alexei Shchusev, although he never visited San Remo in person. The final design was the work of local engineer Pietro Agosti. This superb Russian Revival-style building is largely inspired by sixteenth-century Russian churches such as St Basil's Cathedral in Moscow. Wind your way through the long boulevards of the lower town to climb up into the old quarter of ‘la Pigna’. 



















Le centre historique de Sanremo possède de nombreuses ruelles étroites et très pentues, avec des passages couverts qui donnent des impressions d'habitats troglodytes. On retrouve plusieurs églises bien sûr comme le superbe Sanctuaire de la Madona della Costa, avec ses façades blanches et bleues. Si le bâtiment initial est érigé au XIVs siècle il sera largement transformé au XVIIe siècle lui donnant son style baroque actuel. Situé tout en haut de la vieille ville, ce sanctuaire offre des vues splendides sur Sanremo. Alors que le soleil commence doucement à baisser, nous reprenons la route vers la France mais nous en profitons pour refaire une petite halte à Vintimille. Si cette ville n'a pas forcément l'élégance de Bordighera ou Sanremo, sa vieille ville avec sa belle vue mer et ses ruelles étroites ne manquent pas de charme. La ville basse est plus moderne et surtout connue pour son grand marché aux vêtements, même si personnellement je préfère m'y arrêter pour remplir de mon coffre de produits italiens: fromages, pâtes, charcuterie, alcools, pâtisseries et ainsi de suite. Mais avant de faire les courses, on en profite pour prendre une glace, se promener au bord de mer et profiter d'un superbe coucher de soleil. / Sanremo's historic centre is full of narrow, steeply-sloping streets, with covered passageways that give the impression of troglodyte dwellings. There are, of course, a number of churches, such as the superb Sanctuary of the Madona della Costa, with its white and blue facades. Although the original building was erected in the 14th century, it was largely transformed in the 17th century, giving it its current Baroque style. Situated at the very top of the old town, this sanctuary offers splendid views over Sanremo. As the sun slowly begins to set, we set off again towards France, but we take the opportunity to make a short stop in Ventimiglia. Although this town may not have the elegance of Bordighera or Sanremo, its old town with its beautiful sea views and narrow streets is full of charm. The lower town is more modern and best known for its large cloth market, although personally I prefer to stop there to fill my boot with Italian products: cheese, pasta, charcuterie, spirits, pastries and so on. But before we do our shopping, we take the opportunity to enjoy an ice cream, stroll along the seafront and watch a beautiful sunset.



















Cette balade express dans ce coin d'Italie m'a charmé. Si j'ai bien sûr été émerveillé par la beauté exotique des superbes jardins de la Riviera, j'ai beaucoup aimé flâner dans ces petites villes de bord de mer, d'autant plus agréables et endormies en cette saison. Je profite également de cette article pour vous souhaiter à tous et toutes une très belle année 2026! A très vite pour de nouvelles recettes. This quick trip to this corner of Italy charmed me. While I was, of course, amazed by the exotic beauty of the Riviera's stunning gardens, I also really enjoyed strolling through these small seaside towns, which are even more pleasant and sleepy at this time of year. I would also like to take this opportunity to wish you all a very happy 2026! See you soon for some new recipes.